Une première semaine éprouvante mais satisfaisante.

L’arrivée à destination n’est que le commencement. L’angoisse première est de ne pas retrouver le vélo dans l’état où il a été laissé à l’aéroport. Ou pire encore de ne pas le retrouver point. C’est un peu ce qui c’est produit. Les employés  de Copa se sont bien occupés de la situation mais il fallu près de trois heures avant de retrouver la bicyclette. Cette situation pourtant pas très grave en soit, débalança mes plans. Je devais monter la bicyclette à l’aéroport et me diriger vers l’auberge où j’avais fait la réservation soit environs 25 kilomètres plus loin. Il y avait aussi une possibilité que l’auberge ait envoyée la navette pour me chercher. Trop tard pour suivre ce plan, je me dirige vers un modeste hotel avec navette de l’aéroport et on assemblera le vélo ce soir.

J’enfourche le vélo en matinée, sans savoir trop ce qui n’attendait mais Ciudad Panama est une mégalopole qui s’étend sur plus de 30 kilomètres avec une densité de population de loin supérieure à cette des grandes villes nord américaines. Rendu le l’autre côté, déjà épuisé physiquement mais aussi mentalement, je dois maintenant affronter le pont des Amériques qui traverse le canal de Panama. Un bon 2.5 kilomètres à peut près, sans accotements pour y circuler. Cette première journée aura vite sue me replonger en situation de survie sur deux roues après deux années d’inactivité.

Épuisé, suant à grosses gouttes, nausés, je m’arrête de l’autre côté pour me coucher dans l’herbe sur le bord de la route. Encore trente kilomètres à faire aujourd’hui….

La semaine commenca ainsi mais après quelques jours de bruits de klaxons, de camions et de fumée noire, je fais escale à El Palmar sur la côte du Pacifique. Le contraste est total. L’ambiance y est tellement loin de celle que je ressens depuis deux jours. Je comprend, encore une fois, pourquoi je me lance de tels défis.

Les gens sont aimables, décontractés, curieux, joyeux, sociables. La mer est magnifique, apaisante. Le lendemain je quitte pour Farulla, autre station balnéaire, mais cette petite journée se transforme en défi colossal. Mon corps ne suis plus, je n’ai pas d’énergie, pas de forces. Qu’est ce qui ce passe? Palpitations, yeux qui ferment, je m’hydrate le plus possible, beaucoup d’eau, je mange des fruits. Rien à faire, je me rend à destination à peine 40 kilomètres plus loin mais j’arrive épuisé, avec un sourire forcé pour l’aubergiste, sa femme et son employée. En plus, mon intestin fait des siennes… Ok je comprend le message… il est encore tôt, je décidé de ne rien faire du reste de la journée, me reposer, me réhydrater. L’après midi et la soirée furent passés à socialiser au salon de la résidence et en soirée je me sentirai déjà mieux et près pour ma journée de 90 km qui n’attendait le lendemain. 

Une petite séance de méditation guidée avant de quitter le matin et HOP! me revoilà remis sur roues avec une vision super positive de mes premiers jours de voyage.

Rendu à Santiago, coucher par terre sur mon matelas gonflable…. Hé oui, le lit était déjà occupé par une colonie de punaises… Je prépare les prochains 200 km me séparant de la ville de David. À première vue, c’est une zone désertique, pas de ville, restaurant ni hébergement en vue. Impossible de traverser cette distance en une seule journée sous un soleil de plomb qui fait monter la température à plus de 45°C au soleil, avec un indice d’humidité au dessus de 80%. Je dois donc planifier au moins un, sinon deux arrêts en cours de route et aussi transporter assez de liquide et nourriture​ pour la traversée qu’elle soit échelonnée sur 2 ou 3 journées.

En y regardant de plus près, à l’aide des trois applications que j’utilise le plus soit IOverlanders, Mapsme et évidemment Google map, je constate l’existence d’un centre évangélique à 27 km de ma position. Géré par une allemande et son mari panaméen, on y accepterait les campeurs en échange d’un don volontaire et symbolique. Excellent! Ensuite au kilomètre 130, j’apperçoit un petit village du nom de Las Lajas qui comporte une auberge opéré par des Allemands. Ce sera donc une petite journée de 30 km, suivie d’une vraiment bonne de 100 km pour finir avec ne journée d’une soixantaine de kilomètres. La traversée étant planifiée, je peux maintenant fermer l’oeil.




un tout petit don sera très utile…Merci!

Une première semaine éprouvante mais satisfaisante.

Rouler pour soi et pour une cause

Un beau périple commence. Une traversée de quatre pays d’Amérique Centrale qui me fera sortir de mon confort occidental. Bien sûr le défit n’est pas le même qu’en 2015, pas aussi long, pas aussi contraignant psychologiquement mais avec de nouveaux défis qui viendront m’animer et m’énergiser. 

Pour une première fois je me rend sur le lieu de mon départ seul. Mon fils ne m’accompagne pas comme lors de notre tournée du Yucatan à vélo et tous les autres voyages à vélos ont eut comme point de départ mon domicile à Prévost y compris la première partie, en 2015 de ce grand Dérapage Contrôlé dont j’entreprend la deuxième phase.

Aussi et surtout, pour une première fois, je me suis engagé non seulement envers moi-même comme ce fut le cas en 2015 où le défit était personnel mais aussi face à un organisme de bienfaisance qui s’efforce de faire la lutte à cette terrible maladie qu’est la maladie d’Alzheimer. Constatant le niveau d’intérêt de mon périple de 2015 sur les réseaux sociaux, j’ai décidé de me servir de cette nouvelle aventure comme levier afin d’aller chercher des fonds et ainsi contribuer à la noble lutte contre la maladie d’Alzheimer. 

En fait, la moitié des fonds recueillis serviront au montage d’un documentaire et/ ou la préparation de conférences expliquant le côté technique du périple mais aussi et surtout le côté psychologique d’une telle expérience. Plus largement, le film aurait pour mission de motiver jeunes et moins jeunes à suivre leurs idées, leurs rêves et de développer une passion avec focus et persévérance.

L’autre moitié sera directement remise à la société Canadienne de l’Alzheimer. Cette maladie qui touche ma famille et celle de miliers d’autres de très près, fait de plus en plus de ravages. La Société Canadienne de l’Alzheimer s’efforce de recueillir des fonds afin de lutter contre cette maladie mais aussi de soutenir les proches des personnes qui y sont atteinte.

Alors voilà, je survol l’Amérique et je suis fébril à l’idée de parcourir quatre pays sur mon vélo au cour des deux prochains mois. Je sais que la prudence est de mise mais je sais aussi que cette expérience sera mémorable et bien remplie.

www.gofundme.com/3i92uvc

Bonne lecture!

Rouler pour soi et pour une cause

Point final!

La mini-van me dépasse et s’arrête brusquement à quelques dizaines de mètres de moi sur le côté droit de la voie de cette route achalandée du Guatemala afin d’y laisser descendre des passagers, m’obligeant ainsi à procéder à un dépassement par la gauche. Rapidement je m’assure qu’aucun véhicule ne me suit en regardant dans mon rétroviseur. Rien en vue, j’y vais… Au moment où je donne un coup de guidon vers le centre de la voie, un camion venant dans le sens opposé donne lui aussi un coup de volant afin d’en dépasser un autre. J’aperçois la grille du moteur du dix-huit roues alors qu’il n’est qu’à quelque mètres de moi et qu’il file à tout allure. En une fraction de seconde je me dit que l’accident que je tente d’éviter depuis le début du voyage se passe maintenant. En un geste désespéré, je tente se revenir vers la droite. Par miracle j’évite le choc fatal mais le camion arrache la sacoche avant-gauche et la propulse à une trentaine de mètre alors que je passe par dessus le guidon de ma monture et atterri dans les buissons sur le côté de la route.

Lors des derniers kilomètres de ce périple, avant d’atteindre mon objectif, la frontière du Honduras, rejoint par l’émotion du moment, je fit un bilan rapide de toutes ces épreuves que j’ai traversés et comment tout à toujours fini par se régler en me laissant un apprentissage nouveau, me permettant de grandir un peu plus à chaque journée où je n’ai pas mangé à ma faim et chaque nuit où les conditions sanitaires ou sécuritaires étaient absentes. Les épreuves se sont succédé et mes limites, autant physiques que psychologiques, ont étés mise à l’épreuve de façon régulière. Je remercie la vie de m’avoir permise de réaliser ce rêve mais aussi tout ces gens qui, au long de mon parcours, m’ont aidés et supportés. La diversité des rencontres à travers les sept milles kilomètres parcourus et les quarante cinq mille mètres de dénivelé, dépasse l’imaginaire.

Malgré les variations culturelles, la langue parlée, les croyances religieuses ou la couleur de la peau, de bonne personnes prêtes à aider, ne sont qu’à un sourire ou une parole près pour tous ceux ayant un esprit ouvert.

Tout ce que je souhaite c’est que mon aventure convainque, ne serait-ce qu’une personne à poursuivre son rêve qu’il soit conforme ou non aux critères que tente de nous imposer notre société.

Maintenant, après les retrouvailles avec mes proches, un autre défi m’attend, celui de me trouver un emploi qui me convienne pour reprendre ma vie auprès de ma famille tout en mijotant doucement un nouveau rêve à réaliser.IMG_0152 IMG_0155 (3) IMG_0156 (2) IMG_0157 IMG_0166 SSmoi

Point final!

Chiapas – Guatemala

Facile de comprendre pourquoi les différentes communautés culturelles du sud du Mexique parlent souvent des dialectes différents tout en étant très rapprochées géographiquement. La topographie aura vite fait de les isoler les uns des autres, développants ainsi des cultures distinctes. Effectivement, le trajet entre Oaxaca et San Cristobal fut difficile physiquement et demanda beaucoup de planification afin de m’assurer de trouver un endroit sécuritaire pour la nuit. Une grosse semaine sans pause mais à découvrir un nouveau monde à chaque soir. Encore une fois, des endroits où très peu de touristes mettent les pieds. Les montagnes séparant l’état de Oaxaca avec celui du Chiapas sont un défi en soit mais la beauté des paysages, les lézards et les perroquets qui me côtoient me fond apprécier chaque kilomètre._1640125 IMG_0017 (2) IMG_0066 IMG_0072 IMG_0052 IMG_0002 (2) _1640115 IMG_20150801_183903

Quelque dizaines de kilomètre avant San Cristobal, je rejoint Marie, Karl et la petite Kayla qui sont à l’auberge de jeunesse. de là nous nous rendrons ensemble à San Cristobal où de la grande visite viendra me rejoindre. En effet c’est ici que mon fils me rejoint après pratiquement deux journées entières de voyage et deux nuits blanches. Je l’attendais, un peu inquiet, depuis le petit matin à la gare d’autobus mais ce ne fut qu’à 18 hre qu’il arriva. La vingtaine d’heures prévues à son trajet d’autobus depuis Cancun, s’est transformée en un périple de 27 heures. Un blocus routier obligea l’autobus à emprunter un détour de près de sept heures. C’est beau la jeunesse car même après ce dur voyage, il avait l’air frais et dispo, en tout cas, assez pour sortir prendre un verre avec Karl et moi pour fêter son arrivée.

La semaine fut très agréable pour tous je crois. À travers l’immense bonheur de revoir mon fils après plus de trois mois, ce fut une semaine de réelles vacances au milieu d’un site enchanteur. Mis à part les richesses culturelles et visuelles de San Cristobal, nous firent les visites de la fantastique église de Chamula où le chamanisme y est pratiqué ouvertement, des magnifique chutes de El Chiflon et assisté à l’ouverture de la Féria de la charmante ville de Comitan.. Mais avant tous, le fais de partager le mode de vie que j’emprunte depuis une centaine de jour avec mon fils fit de cette semaine la plus intense du voyage. Le départ de Maximilien fut d’autant plus difficile du fait qu’il se sortait à peine d’une indigestion mais surtout que de le voir monter dans l’autobus et de voir s’éloigner cette dernière me fit un pincement au cœur. Je devais continuer seul ma route et en une semaine, l’habitude de le côtoyer chaque jour était revenu et je vécu ce départ avec un brin de tristesse. Qu’à cela ne tienne car la frontière du Guatemala n’est qu’à une journée de route et chaque changement de pays arrive avec son lot d’adrénaline et d’imprévus. La traversée se passe bien malgré quelques pépins au niveaux des documents requis mais une légère  »amende » plus loin et je suis maintenant en territoire Guatémaltèque.

Tout le nord du Guatemala, c’est à dire, à partir de la ville de La Mésìa jusqu’à la capitale du pays, fut éprouvante. La route est sans accotements, incroyablement montagneuse et très sinueuse. Les autobus colorées me dépassent sans cesses dans un nuage de fumée noire et le bruit des moteurs est constant. Chacun des villages est habité principalement par des communautés culturelles chez qui l’espagnol est une lointaine seconde langue. Les gens sont gentils mais réservées. Les encouragements des conducteurs de véhicules sont toutefois constants ce qui me donne de l’énergie pour grimper au dessus des trois milles mètres d’altitude à travers la jungle alors que j’étais presque niveau de la mer lors de mon entrée au pays. Les enfants, souvent cachés par la densité de la végétation longeant la route me saluent et crient  »Gringo!! » à mon passage. Le dépaysement est total. Autant dans les petits villages où je dois trouver un endroit pour passer la nuit que dans la ville de Huehuetenango, les coutumes vestimentaires, le bruit, la densité des centres-villes où je dois me frayer un chemin parmi les gens, véhicules et kiosques de toutes sortes, les klaxons, les odeurs, tout vient m’interpeller. Je suis maintenant très loin du Québec et mon environnement me le rappelle à chaque minute.

Quelques jours de repos en bonne compagnie à la peu rassurante capitale du pays et je dois repartir vers la côte caribéenne du pays. Plus que deux semaines avant l’arrivée de Suyapa au Honduras, je dois organiser mes déplacements en conséquence. Avec son style reaggae et son accès que par bateau, je me dirige vers la petite ville de Livingston pour y passer quelques jours. Ce sera mon dernier arrêt avant ma destination finale, Puerto Cortes en territoire Hondurien.IMG_0090 (2) IMG_0109 (2) IMG_0111 (3) IMG_0121 (2) IMG_0101 (2) IMG_0092 - Copiesslivinston1IMG_0144

Chiapas – Guatemala

De Puebla à Oaxaca

On l’appelle Puebla l’Héroïque mais c’est aussi, pour moi, Puebla la Magnifique. Les rues y sont propres et trépidantes de vie. L’architecture coloniale colorée, les sourires et la joie de vivre contagieuse des habitants, la nourriture ‘’Pueblana’’ succulente, font de Puebla un arrêt obligé. C’est une chance que je n’ai pas su à l’avance que cette ville comporte six millions d’habitants car j’aurais possiblement décidé de la contourner comme je l’ai fait pour Mexico DF. L’entrée en ville fut laborieuse et longue, par contre, rien à dire, de façon générale, sur la façon de conduire des mexicains, ils sont respectueux et courtois au volant mais avec l’agitation urbaine et la densité de la circulation, certaines manœuvres restent hautement risquées.

Le séjour à l’auberge de jeunesse fût divertissant avec la rencontre de routards provenant des quatre coins du globe. Le concept de l’hébergement alternatif, tel que les auberges de jeunesse, est à mon avis sous-exploité. Un voyage sans rencontres interpersonnelles est comme un vélo sans cycliste. Le déjeuner en groupe, les discutions dans la cour intérieures sont toujours de bons moment de la journée. Je ne sens aucune barrières intergénérationnelles, les gens sont faciles d’approche, une multitude de langues y sont parlées. L’énergie y est positive.

Bien reposé et le vélo nettoyé il fallut repartir vers ma prochaine étape Oaxaca. J’avais prévu six jours pour m’y rendre mais il m’en fallut sept. Les petites villes et les villages où je me suis arrêté pour la nuit furent toujours très typiques et je ne crois sincèrement pas qu’il y passe beaucoup de touristes. Après une première journée en descente quasi-constante à côtoyer le majestueux volcan Popocatépetl, je dû passer une nuit dans un endroit tout à fait insalubre dans la pittoresque ville de Izucar de Matamoros. Malgré l’état de ma chambre d’hôtel, j’aime bien cette ville et surtout le fait de sentir que le vélo m’a permis et même forcé à me rendre au cœur du Mexique, loin des circuits touristiques.  Chasser les cafards de mes bagages ainsi que parmi mes vêtements que j’avais déposés sur la chaise avant de me coucher fut toutefois une activité dont je me serait bien passée…IMG_0030 (2) IMG_0032 (2) IMG_0006 (2)

À ma deuxième journée, la traversée des Cerros commence. Une ascension pénible sous un soleil de plomb. La descente de plus de 1000 mètres de la veille aura vite fait de changer le climat de façon drastique. Fini la fraîcheur de Puebla, me voici à circuler en zone désertique où le cactus est roi. L’arrêt pour la deuxième nuit fût eut pour effet de me propulser encore un peu plus loin hors de ma zone de confort. Ici à Tehuitzingo,  je crois bon de ne pas exhiber ma caméra et de simplement déambuler dans le marché afin de me laisser imbiber du rythme de ce village. La chambre est aussi, beaucoup plus acceptable mais l’absence de vitre dans une des fenêtres aura pour effet d’écourter ma nuit. En effet, tous les coqs du village se sont donné rendez-vous à 4:15 am devant ma fenêtre pour me sortir du lit.

Toujours en montagne, alors que j’étais habitué à ne pas affronter d’ascension quotidiennes supérieures à 1500 pieds aux États-Unis, me voici confronté à plus de 1500 mètres de montée par jour. Le Couché se fait dans la charmante ville de Acatlan de Osorio. Une ville que j’ai particulièrement apprécié pour son activité, la musique partout, le Palais Municipal… ainsi que le marché où on peut y trouver de bons repas pour quelques dollars.IMG_20150707_125736 (1)

Au cours des deux journées qui suivirent, malgré les ascensions et les routes sinueuses, je découvris, à mon avis, deux perles; Villa de Huajuapan de Leon et la seconde, Villa de Tamasulapam del Progresso. Les deux pour leur localisation au milieu des montagnes, l’architecture des bâtiments, leur climat tempéré, mais surtout pour les gens qui y habitent. Les gens de ce coin de pays sont avenants, humbles et toujours souriant. J’y garde de beaux souvenirs inspirés par de belles rencontres et compte bien y retourner. Si vous y passez par la seconde, aller faire un tour à la chocolaterie et rencontrer German ce jeune entrepreneur qui est supporté par toute sa famille. Cette petite chocolaterie est basée sur un développement socio-économique local et intègre les concepts de vente en gros ainsi qu’un petit bistrot où vous pourrai déguster du chocolat fait selon les traditions ancestrales.IMG_20150710_194602

Plus qu’un arrêt avant le dernier droit vers Oaxaca. Cet arrêt fut à Asuncion de Nochixtlan et il est à oublier… pluie, temps froid, hôtel sombre même noire, non recommandable, je quitte très tôt le lendemain sans remords. Je n’ai malheureusement pas eut le temps de connaître son beau côté.

Une centaine de kilomètres plus loin, Oaxaca m’accueil. Mon visage s’illumine malgré la fatigue et un sourire s’y accroche. Le quartier historique est d’une beauté incroyable, le Zocalo est magnifique et surtout, la richesse de la culture locale est tangible. J’y retrouve aussi des routards connues à Puebla et nous étirerons la journée au maximum. Deux journées à déambuler dans cette ville et parcourir les marchés. Quel bonheur! Par contre, mon désir de connaître la ville en marchant ne me laissa pas assez de temps pour y visiter les principales attractions qui entoure cette ville et qui font partie du parcours de la plupart des touristes. Encore une bonne raison pour y revenir avec Suyapa ma conjointe. Départ vers ma prochaine étape San Cristobal situé à environ 600 kilomètres où je tenterai de me rendre en une dizaine de jours. Une excellente nouvelle est venu agrémenter encore plus mon séjour à Oaxaca; mon fils Maximilien viendra passer une semaine à l’auberge de jeunesse de San Cristobal avec moi. Une semaine ou presque où je pourrai partager avec lui une nouvelle étape de mon périple.IMG_0035 (2) IMG_0036 (3) screenshot IMG_0022IMG_0021 (2)IMG_0014 (2)IMG_0006 (4)

Le départ se fait bien, la journée est courte 45 kilomètres, presque sans montée et le vent dans le dos. Je dors à Mitla où encore une fois je n’aurai pas le temps de visiter le site archéologique ni le fameux site naturel Hierve El Agua et en profiterai pour écrire un nouvel article de mon blog que j’ai délaissé depuis quelques temps. Je m’installe dans ma modeste chambre et commence à écrire alors que j’entends parler français… accent québécois en plus. J’arrête tout et je sors pour faire la connaissance de mes voisins. Marie, karl et la petite Kayla de deux ans et demi, roulent depuis maintenant près de quinze mois. Ils ont quitté l’Alaska et se dirigent doucement vers l’Argentine.11759637_896742993718619_686168725_n

Oui la preuve est faite, il est possible de vivre différemment seul, en couple ou même en famille. Les carcans peuvent être brisés et les limites dépassées. Le choix existe que ce soit pour goûter de façon temporaire, comme je le fais, à un autre mode de vie, plus simple et plus riche ou pour de plus long moments comme le fait cette charmante famille franco-québécoise.IMG_0027 IMG_20150707_125550 (2) IMG_0001 IMG_0007 (3) IMG_0006 (2)11212462_896743000385285_747050327_n11749682_896743007051951_1360937633_n

De Puebla à Oaxaca

Direction Puebla!

Après m’être vite remis de mes soubresauts gastriques, nous sommes donc partis vers Querétaro, la capitale de l’État du même nom. La sortie de San Miguel de Allende fut pour le moins difficile. La prise de la route nous menant à notre destination est en fait situé plusieurs centaines de mètres plus haut et pour y accéder, une étroite route antique, faite de grosse pierres rondes avec une dénivelée d’au moins 12% eut pour effet de voilée ma roue arrière et désajuster le dérailleur arrière de mon vélo. Aussi, à peine de sorti d’une gastro, ce n’est pas le chemin idéal. Nous arrivons enfin au belvédère qui nous permet de voir l’entièreté de la ville. La vue est superbe!

Querétaro est une ville de plus d’un millions d’habitants. L’arrivée par l’autoroute, trois voies de service, 4 express, ne fut pas une mince affaire mais rien d’impossible, il faut simplement rester concentré et ne pas se laisser impressionner par la densité, la rapidité du trafic routier, les klaxons et les gens partout autour. Quelle effervescence et densité de population dans les villes Mexicaines! Ville d’une grande importance historique, Querétaro a eut l’honneur d’avoir été choisie pour la signature de la constitution Mexicaine en 1917. Aussi, on put y entendre pour la première fois l’hymne National Mexicain au Théâtre de la République en 1854.

Dimanche matin, Jaime, le mexicain qui m’a accompagné pour quelques jours, part de son côté en direction de la ville de Acambaro où il habite et moi je quitte en direction de San Juan Del Rio. À mon départ je croise des centaines de cyclistes ainsi que des milliers de coureurs… Hé oui! Il s’agissait du marathon ainsi que du tour cycliste de la ville. Impossible pour moi de m’y attarder car il s’agit en effet de ma première journée de route en solo et je suis un peu anxieux quand ou trajet à emprunter. La sortie de la ville avec les circuits routiers rappelant notre fameux échangeur Turco, ne sont pas fait pour y circuler à vélo mais aucune autre solution de mon côté alors je plonge. Encore une fois utilisant les signes avec les bras et multipliant les zigzags je réussi à traverser le centre-ville. Je me félicite d’avoir choisi une première destination à moins de 50 kilomètres de mon point de départ car il me fallut une bonne heure et demie pour me rendre de la sortie d’autoroute jusqu’au centre-ville de San Juan Del Rio et y dénicher un hôtel à moins de 15$.

Fébrile, encore une fois, je me réveille à 5:30 am lundi car je sais que la journée me réserve un circuit d’autoroutes où les vélos y sont interdits, où les accotements y sont souvent absents et affronter un dénivelé de 1000 mètres, soit 1000 mètre d’ascension dans les premiers 50 kilomètres pour approcher 3000 mètres d’altitudes et ensuite une descente équivalente pour un autre 50 kilomètres. L’effort sera donc concentré dans la première partie de la journée. Les 6 premiers kilomètres d’autoroute se font sans accotement. En effet, due à la forte ascension, l’accotement a été retirer pour permettre aux véhicules lourds et plus lents de ne pas nuire à la circulation. Je les ai donc à quelques pousses de moi, ils n’avancent pas beaucoup plus vite que moi et me font disparaitre dans des nuages de diesel noir. Après ce fameux six kilomètre qui restera gravé dans ma mémoire, le circuit d’autoroute c’est plutôt bien passé. Une fois rendu au sommet, j’aperçois une petite cabane avec l’inscription ‘’Restaurante’’ sur la porte. Il me manque du carburant, soit des calories, alors j’arrête. Bien gentille, la dame me prépare un repas chaud pour quelques dollars. À ce moment, je suis le seul client mais deux hommes entrent et demandent de la bière. Ce ne sera vraisemblablement pas leur première car l’un d’entre eux a même eut un peu de la difficulté à viser la porte pour entrer… La dame, un peu mal à l’aise, leur apporte et il commence à boire à côté de moi en m’observant et en buvant. Pour le plus saoul des deux à chaque deux gorgés, l’équivalent d’une gorgée coulait par terre et sur lui. Bon Ok, faisons la conversation en finissant mon assiette à la hâte. Ils me posent des questions sur les fruits et légumes du Mexique vendus au Canada, mais de façon directe et sans la cordialité habituelle des Mexicains. Je réponds toujours en essayant de ne froisser personne en disant qu’on adore les fruits et légumes du Mexique au Canada ainsi que tous les autres produits du Mexique, ce qui n’est pas faux, et je quitte à la hâte. S’en suivit une descente superbe de quelques dizaines de kilomètres qui me fit atteindre plus de 55 km/hre pour de longues minutes. Nuitée à Tula, le premier hôtel croisé, en plein centre-ville est un peu au-dessus de mon budget mais je réussi à faire baisser le prix un peu et considérant qu’il ne me reste plus beaucoup d’énergies pour parcourir la ville, j’y reste.

Pour le lendemain, je vise Teotihuacan, fameux pour le célèbre site archéologique car une auberge y est installée. La journée est plutôt pénible et débute sous le smog de Mexico DF qui envahit toute la région. Le soleil n’apparait qu’en faible lueur à travers ce brouillard chimique. Essoufflé, j’ai l’impression de toujours être en montée, de ne pas avancer. De plus, les villages croisés ne me semblent pas sécuritaires et mon seul arrêt pour tenter d’acheter un peu de nourriture c’est terminé par un départ à la hâte alors que quatre jeunes hommes se sont installés autour de mon vélo et moi en me demandant combien d’argent je détenais pour le voyage. Ok, je finirai mon Coke plus loin, je quitte… Les yeux me piques, mal de tête, impossible de me rendre à la destination prévue, alors j’arrête une trentaine de kilomètres avant dans à Tizayuca, ville bruyante et trépidante mais je cherchais du dépaysement alors en voilà. Je me rends tôt le lendemain à Teotihuacan, seulement une trentaine de kilomètre m’y sépare. La ville est belle et typique, les gens y sont sympathiques el facile d’approche mais je n’irai pas visiter les pyramides par soucis d’économie d’argent, y étant allé…. il y a 27 ans…

Prochaine étape, Puebla. Je prévois trois jours pour m’y rendre mais je ferai le trajet en deux. De belles rencontres durant ce trajet. Le quartier historique de cette ville est magnifique. Plein de vie, propre et esthétiquement irréprochable. J’y passerai au moins deux nuitées avant de reprendre la route en direction de Oaxaca. Encore une fois d’enrichissantes rencontres informelles à l’Auberge de Jeunesse qui viennent enrichir le périple.

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Direction Puebla!

Dépaysement et adrénaline!

San Luis Potosi est une ville de plus d’un million d’habitants. Y sortir à vélo demande beaucoup d’attention et de concentration. Jaime, ce mexicain qui m’accompagnera pour quelques jours et moi, devrons emprunter une autoroute très achalandée pour se rendre à notre prochaine destination soit Santa Maria Del Rio. La journée sera courte une cinquantaine de kilomètres mais plutôt technique. Nous longeons l’autoroute sur la voie de service parmi les voitures, autobus et camions. Soudainement, à ma droite, une moto plonge littéralement dans un nid de poule géant juste devant un énorme camion remorque. Le conducteur de la moto est expulsé, le camion bloque ses roues et c’est la mise en porte-feuille. Le mastodonte s’arrête à pas plus de 2 mètre du motocycliste encore au sol. J’immobilise mon vélo et me précipite afin de lui porter secours. Un automobiliste se charge de bloquer la route derrière et nous déplaçons alors la moto et le Motocycliste sur l’accotement. Il ne semble pas trop blessé mais a visiblement un choque nerveux. Les yeux ronds il ne parle pas. À peine me répond t-il par la négative lorsque je lui demande si il crois avoir quelque chose de cassé. Il s’en tire tout-de-même bien mais je lui suggère de ne pas reprendre le volant et de contacter quelqu’un qui viendra le cherche.

Nous reprenons la route mais non sans me dire qu’il s’agissait probablement d’un incident qui devrait nous inciter à la prudence, particulièrement aujourd’hui.

Une fois sur l’autoroute, après une période sans accotement, soit très dangereuse, nous roulons jusqu’à notre destination sans problème. C’est la Saint-Jean-Baptiste, je pense au Québec mais ici aussi c’est jour férié, la Saint-Jean-Baptiste est notre fête nationale mais aussi une fête religieuse célébrée autour du monde.

Je ne m’attend pas à croiser d’autres touristes occidentaux dans les rues de Santa-Maria, petite ville pittoresque, entourée de montagnes désertiques dignes des westerns de mon enfance. Le lendemain, nous tentons de nous rendre à San Miguel D’Allende à environs 130 kilomètres mais c’est plutôt a Dolorès Hidalgo situé à 92 Kilomètres de notre point de départ que l’arrêt se fera. Cette ville est néanmoins d’une importance capitale dans l’histoire du Mexique, c’est en effet ici, à l’église qui n’a pas changé depuis qu’à l’aube du 16 septembre 1810, le curé Miguel Hidalgo prononça son fameux cris à l’indépendance du Mexique, incitant les habitants à repousser les Espagnoles et initiant ainsi le pays sur la voie de l’indépendance.

La route du lendemain nous fait croiser  »La Bête » en espagnol  »La Bestia », ce train où les émigrant, d’Amérique Centrale pour la plupart, s’y accrochent et y restent plusieurs jours sur le toit afin de, possiblement, pouvoir y atteindre la frontière des États-Unis d’Amérique. Plusieurs y laissent leur vie.La route nous mènera à San Miguel Allende, ville touristique, comportant une bonne proportion d’habitants américains fuyants les hivers nord-américains pour leur vieux jours. Cette ville coloniale est d’une beauté et d’un charme remarquable mais, encore une fois, les disparités entre les classes sociales nous apportent leur lot de problèmes sociaux. La mendicité y est courante et certaines tentions entre les différents groupes y sont présent. Nous devions quitter ce matin mais je crois que mon dîner au marché ne m’ait aspiré dans le fameux vortex de la tourista… Ce sera donc une journée de repos aujourd’hui avec bananes et Pédialyte avant de, je l’espère,  repartir demain.IMG_0009 (2) IMG_0011 (2) IMG_0007 (2) IMG_0003 (2) IMG_0002 (2) IMG_0001 (2) IMG_0014 (2)

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Dépaysement et adrénaline!

Bienvenido a México!

Je quitte tôt mon motel de Laredo, direction bureau de change et ensuite le pont international traversant le fleuve Rio Grande et la frontière Mexicaine. Le commis au bureau de change me  suggère de suivre l’autoroute 35 jusqu’à la douane. Je suis un peu surpris car je croyais devoir prendre le second pont, plus petit et qui me semblait plus accessible en vélo. Ce pont est énorme et la douane doit bien comportée 8 ou 9 lignes d’entrée pour les voitures. je me met donc en ligne entre deux voitures et après avoir été photographié par une dizaine de caméras automatiques, le douanier me regarde d’un air découragé et me dit que je dois passer par le second pond…. Ok, je fais demi- tour et traverse une partie de la ville pour me rendre à ce fameux pont. De là, pas de problème , je passe en piéton, on me demande de passer mes bagages sur le tapis à Rayon X mais en voyant que mes sacoches étaient attachées au vélo la douanière me dit de laisser faire et de plutôt me rendre à la table de vérification. Ce que je fis. Une autre douanière arrive et me demande d’où je viens et où je vais. En entendant ma réponse elle cris à sa collègue à quelques dizaines de mètres plus loin, et ce avec un grand sourire,  »Hé! Ce gars vient du Canada et veut se rendre au Honduras sur son vélo! ».L’attention de l’équipe au complet fut donc tournée vers moi pour quelques instants… Après avoir décris de façon sommaire ce que je transportais, elle me dit de continuer en me souhaitant Bonne chance! Bienvenue au Mexique! et Bon voyage! On ne m’a jamais demandé mon passeport même si je l’offrais à tous les douaniers….

Il fait super chaud! Très Chaud! Nuevo Laredo étant dans une enclave naturelle, il y fait toujours plus chaud dans cette ville qu’autour que dans les régions environnantes. J’enfourche le vélo et emprunte le boulevard à travers une circulation très dense et une ville très animée, en direction du terminal d’autobus. Après y avoir acheté mon billet, on me dit que le départ se fera d’un autre terminal situé plus loin. Ha? Ok!, Je repart vers ce fameux terminal où j’y attendrai 8 heures, sans aire climatisée, avant le départ de mon autobus pour San Luis de Potosi. Le trajet d’une durée d’une dizaine d’heures se passe bien, de nuit mais impossible pour moi de dormir en autobus. L’auberge où je me rend est à une dizaine de kilomètres de la station d’autobus qui se trouve en bordure de la ville. Pas dormi, 7:30 hre. du matin soit en pleine heure de pointe et je dois affronter un énorme échangeur que j’avais repéré, de l’autobus. Un peu suicidaire mais je fonce à travers les voitures et camions qui me suivent à quelque centimètres de la roue arrière. Je fais des signes avec mes bras, m’efforce d’avancer à la même vitesse que les voitures et fini par arriver enfin de l’autre côté. Après une trentaine de minutes d’adrénaline me voilà rendu à l’auberge de jeunesse où les employés m’attendent, tous plus avenant et cordial les uns que les autres.

Cinq jours à baigner dans cette riche culture Mexicaine et me voila déjà conquis. Les gens y sont sympathiques aidant et curieux face à mon périple. La fierté qu’ils portent envers leur culture et leur pays les pousse à vouloir m’enseigner comment ils vivent, pensent et voient les choses. Ce qui rendit mon séjours à San Luis de Potosi mémorable. J’en ai aussi profité pour réfléchir et avoir les idées un peu plus claires concernant mon itinéraire à venir

Aujourd’hui Lundi le 22 Juin 2015, j’attend Jaime, un mexicain qui me suit sur les réseaux sociaux depuis mon départ et qui m’a signifié le souhait de parcourir les quelques 450 kilomètres qui séparent San Luis De Potosi et la ville où il habite, Acambaro. Nous partirons donc demain à l’aube.IMG_20150618_094201 (2) - Copie IMG_20150618_141048 IMG_20150621_152457 IMG_20150621_152611 IMG_0013 (2) IMG_20150621_152457 IMG_20150623_133900 IMG_20150623_134240 Jaime1IMG_0001 (2) - Copie

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Bienvenido a México!

Bilan USA

Les États-Unis, quel immense pays! Du nord au sud je peux maintenant affirmé l’avoir parcouru mais je ne l’ai que traversé, survolé, sans en connaître qu’un infime partie des subtilités culturelles qui le meuble. Les américains sont des gens fières et travaillant. Avec des valeurs qui, sommes toute, comportent plusieurs ressemblances avec les nôtres. Nous faisons tout de même partie de ce même grand ensemble géographique et, dans une certaine mesure, culturel. Ceci étant dis, à part la question de la langue qui diffère, d’importantes différences sont notables. L’importance de l’argent dans la société et la perception de tout ce qui sort du conformiste sont les plus visibles pour moi. Les variations, du nord vers le sud sont notables.

Je crois humblement, sans avoir fait aucune étude, que la société ainsi que des gens qui la compose est basée sur l’argent. L’image la plus frappante est la force de la loi du plus fort dans cet économie de marché néo-libérale. Malheureusement, des dizaines de villages traversés et qui garde encore des trace de leur charme d’antan, sont maintenant sans vie. aucun restaurant pour y déjeuner, pas de parc ou terrasse pour y observer les gens dans leur quotidien. Les grandes chaînes s’y sont établie à quelques dizaines de kilomètres et ainsi transféré le pôle économique de la ville. Ce qui fait qu’en général nous retrouvons une ville de grandeur respectable, dynamique, avec en sa proche banlieue les WalMart et cie de ce monde mais autours de cette ville, plusieurs villages sont maintenant devenus moribond. Est-ce bien ou mauvais? Je ne crois pas que se soit positif mais je respecte aussi une opinion contraire car peut-être est-ce cette lutte économique constante et cruelle qui rend l’économie américaine si puissante? Possible.

Le vélo est pratiquement inexistant, les routes doivent servir à faciliter la mouvance des biens et services et ainsi développer l’économie. Une voie de droite réservée aux cyclistes? Pour quelle raison? En fait c’est au Texas que c’est le plus flagrant car j’ai en effet parcouru de superbes pistes cyclables dans les états du nord mais ici dans le sud, rien. Je crois que les cyclistes qui m’ont accueillis chez eux et ceux rencontrés sur la route ne représentent pas une force politique suffisante pour que les autorités ne s’en préoccupent.

La conformité est aussi un facteur qui est valorisé. Les quelques campings qui acceptent encore les tentes (la grande majorité de ceux-ci sont réservés aux VR) nous exposent à être, pour le moins différent de la masse. Un camping ici c’est pour le gros pick-up, la roulotte géante, le chien (labrador blond de préférence) et tu y arrives en famille à moins d’être retraité où tu y vas en couple (là le chien est souvent de plus petite race mais toujours pure race), . Tu arrives en vélo avec ta tente de 1 mètre de haut, tu chauffes ton souper déshydraté, que tu mange dans le sac, tu fais sécher tes vêtements sur le vélo et tu sens les yeux se tourner vers toi… Rouler à vélo, n’est pas compris, pourquoi? why? Le vélo est ici aimé par une poignée, détesté par d’autres et ignoré par la grande majorité. J’ai tout de même senti une diversité culturelle intéressante en traversant la Louisiane. On y sent une présence culturelle plus variée que dans autres états sudistes traversés. Est-ce de par nos cousins acadiens qui y laissent toujours leur empreinte? Probablement car il n’est par rare d’entendre, dans les voitures une musique de banjo et d’accordéon qui auront vite su m’accrocher un sourire au visage pour une bonne heure.

J’aime ce pays, il est grand, grandiose même, sa population fière et accueillante mais pour moi les grandes distorsions entre les classes sociales et groupes ethniques apportent un bémol à son l’image projetée mais il reste tout de même un leader mondial à bien des points de vue et fait l’envie de plusieurs.

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Bilan USA

Laisser le bon temps rouler!

Dernière journée du mois de mai et aussi dernière journée en Louisiane. Les pluies dévastatrices qui ont forcé le gouvernement américain à déclarer l’état d’urgence pour la région de Houston, et causé la mort de 19 personnes au Texas et dans les états adjacents, ne m’ont pas rendu la vie facile à moi non plus. Les dernières journées à parcourir le Natchez Trace Parkway ont été plutôt humides. Rouler sous la pluie, lorsqu’il fait chaud n’est pas un problème mais le fait de monter la tente sous la pluie, de la rangée mouillée et de ne pas pouvoir faire sécher les vêtements lavés la veille ne simplifie pas la tâche. Peu de place pour l’improvisation… Au milieu de la végétation du parc, je croyais avoir découvert un charmant petit village sur mon gps, après une nuit de déluge en camping, je me suis dit qu’un copieux déjeuner américain me remettrait d’attaque pour les 120 kilomètres à parcourir ce jour-là. En fait Port Gibson … sans en faire une description détaillée, invite plutôt à la fuite qu’à la pause. De toute façon aucun restaurant au village, une petite pause au marché et je quitte rapidement me réfugier sur le Natchez Trace pour y manger ma pâtisserie qui me servira de déjeuner. Grande fierté, en fin de journée, d’arriver à la belle ville de Natchez, clôturant ainsi les 750 km de ce parc historique. J’y ait vue de grandes beautés naturelles, appris beaucoup sur l’histoire de cette partie du pays et rencontré des gens inspirants.   Bon, côté météo, heureusement, semblerait que la semaine qui commence sera plus sèche et je me propose une petite période de repos d’ici quelques jours à Galveston au Texas, station balnéaire sur les plages du Golfe du Mexique où j’y verrai aussi, probablement, de grandes beautés naturelles parcourant la plage….;-)

Je quitte Natchez en traversant le fameux fleuve Mississippi qui eut une si grande importance dans le développement économique des États-Unis d’Amérique. De l’autre côté, c’est la Louisiane, la route est d’un plat constant et il m’est possible de conserver une vitesse de 21 Km/hre pour la durés du trajet de cette journée. On m’avait averti de m’attendre à une chaleur étouffante en Louisiane et comme de fait, mieux vaut ne pas arrêter de pédaler afin de préserver la légère brise provoquée par mon déplacement. La Louisiane fut aussi pour moi, là où j’ai aussi pu goûter à cette Southern Hospitality. Mes hôtes WarmShower m’ont en effet fait sentir chez moi en quelques instants et le repas typique garni d’écrevisses était délicieux. Qu’elle belle soirée en leur compagnie! En cette probable dernière soirée dans cet état, je me suis rendu dans le Sam Houston Jones State Park. Un endroit magnifique entouré de bayous où je côtoie chevreuils, tortues et … alligators. Allons maintenant au Texas!

Mon copilote, Map, Google de son prénom, refuse de façon catégorique de me faire entrer au Texas sans me faire faire un détour d’une trentaine de kilomètre vers le nord. Il doit bien y avoir un moyen de me rendre de façon aussi directe que par voiture et traverser cette fameuse rivière séparant les deux états… Hé bien non, la 90 que je prévoyais emprunter, se fusionne à l’ Interstate 10 quelques kilomètres avant le pont et devient, par conséquent, une autoroute. Qu’à cela ne tienne je vais prendre l’autoroute me suis-je dis. L’accotement me permet de bien circuler et de ne pas être frôlé par les véhicules qui passent à 120km/hre. Je risque tout de même l’amende salée si je me fais arrêter… Je pédale à un rythme accéléré afin que ce termine le plus vite possible ce segment de parcours mais je doit tout à coup m’arrêter brusquement…. Devant moi, l’autoroute enjambe un marais et elle perd alors l’accotement qui me permettait de circuler de façon plus ou moins sécuritaire…. Perplexe pendant quelques minutes, arrêté sur le bord de l’autoroute, je décide de passer. Je marche donc sur le petit rebord de ciment du pont et tire mon vélo vers l’avant. Les camions me frôlent, la sensation n’est pas agréable. C’est sans aucun doute, le plus long 200 mètres du parcours à date. Dès que possible, rendu au Texas, je quitte l’autoroute en remerciant le ciel.

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Last day of the month of May and also last day in Louisiana. The devastating rains that forced the US government to declare a state of emergency for the Houston area, and killed 19 people in Texas and adjacent states, have not made life easy for me neither. The last days traveling the Natchez Trace Parkway was rather wet. Driving in the rain when it’s warm is not a problem but the fact that setting up the tent in the rain and not be able to dry the washed clothes the night before does not simplify the task. Little room for improvisation … In the middle of the park’s vegetation, I thought I had discovered a charming little village on my gps, after a rainy night of camping, I thought a hearty American breakfast would get me ready to attack the 120 kilometers to go that day. Actually Port Gibson doesn’t invites for a cosy break. Anyway no restaurant in the village, a break in the market and I leave to get back on the Natchez Trace to eat my pastry that will serve me as a breakfast. Proud to reach the beautiful city of Natchez, closing 750 km of this amazingly beautiful historic park. I have seen great natural beauty, learned a lot about the history of this part of the country and met inspiring people. Well, on the weather side, fortunately, the week beginning will be drier and I propose myself a small period of rest, a few days in Galveston, Texas, on the beaches of the Gulf of Mexico where I’ll probably also see great natural beauty on the beach …. 😉

I leave the city of Natchez, crossing the Mississippi River that was so important in the economic development of the United States of America. On the other side, in Louisiana, the road is a constant flat and it is possible for me to maintain a speed of 21 Km / hr average for the day. I had been warned to expect a stifling heat in Louisiana and sure enough, it is better not stop pedaling to maintain the slight breeze caused by my move. Louisiana was also for me, where I tasted this Southern Hospitality. My Warmshower hosts have indeed made me feel at home in a moment and the typical meal was delicious topped with crawfish. A beautiful evening in their company! For my last evening in this state, I went camping in the Sam Houston Jones State Park. A beautiful place surrounded by bayous where I am surrounded by deers, turtles and… alligators …. Now, let’s go to Texas!

My co-driver, Google Map, refused categorically to send me in Texas without making me take a detour of about thirty kilometers to the north. There must be a way to go as directly as by car and cross the famous river separating the two states … Well no, that I was planning to borrow 90, 10 merges at a few kilometers before the bridge and becomes therefore a highway. Never mind I’ll take the highway did I say. The shoulder allows me to flow well and not being grazed by passing vehicles at 120km / hr. I still risk the hefty fine if I am arrested … I pedal at an accelerated pace so that it ends as soon as possible to segment course but I should suddenly stop abruptly…. Ho no! The highway crosses a swamp and it loses the shoulder that allowed me to move more or less safely …. Puzzled for a few minutes, stopped on the edge of the highway, I decided to pass. So I walk on the bridge cement ledge and take my bike forward. Trucks graze me, the feeling is not pleasant. This is undoubtedly the longest 200 meters of the trip in time. As soon as possible, in Texas, I leave the highway, still shaken up.

Laisser le bon temps rouler!